La tourelle Galopin modèle 1890

La tourelle GALOPIN de la batterie de l’Éperon abrite deux pièces de 155 mm modèle 1877 type BOURGES 1885, à l’extrémité des tubes côté culasses figure: CREUSOT 1886 : MONTLUÇON SJ 1886 N° 48 pour le canon de gauche et MONTLUÇON SJ 1886 N° 57 pour celui de droite.

Caractéristiques :

• Diamètre de 5 m 50

• Capacité de tir des canons : 2 à 3 coups à la minute

• Angle de tir : -2° à +22° sur 360°.

• Portée maxi : 7500 m

• Poids total de l’ensemble : 250 tonnes

• Poids de la partie mobile : 160 tonnes.

• Poids des contrepoids : 32 tonnes chacun.

• Durée totale du mouvement (montée + tir +éclipse) : 4 à 5 secondes

• Muraille (flanc exposé de la tourelle) de 450 mm d’épaisseur en acier

• Épaisseur de la coupole : 350 mm avec tôle anti-ménisque.

PRINCIPE DE FONCTIONNEMENT DES TOURELLES GALOPIN :

La masse imposante de la partie en mouvement et les nombreuses résistances passives réclament un mécanisme particulièrement sophistiqué.

La tourelle est placée dans un puits en béton spécial, elle se compose de trois étages :

• Le premier est l’étage inférieur où se trouve le treuil de relevage du contrepoids moteur. On y trouve aussi les deux contrepoids, les balanciers de la tourelle, un monte-charge permettant de convoyer 2 obus avec leurs gargousses (sac de poudre) ainsi que les magasins à munitions.

• L’étage intermédiaire est équipé de deux norias qui permettent de monter les obus et leurs gargousses dans la chambre de tir et surtout la machinerie du pointage fin permettant la rotation lente de la tourelle.

• Le troisième étage est la chambre de tir armée de ses 2 canons de 155 long. On trouve à cet étage la manette de mise en batterie de la tourelle ainsi que le réglage et le pointage des canons.

Positionnement batterie/éclipse :

Au repos, la tourelle est en position éclipsée, c’est-à-dire qu’elle est en position basse et seule la coupole dépasse, elle est ainsi protégée des tirs ennemis, il est nécessaire de faire sortir la tourelle en position batterie lors du tir. La sortie de la tourelle, dont la partie mobile fait plus de 160 tonnes, le tir puis l’éclipse, se font en un temps record de 4 à 5 secondes !

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Vues de la chambre de tir (Fermée au public)

Installation d’une culasse sur un des deux fûts de la tourelle

Cette culasse provient d’un canon mle 1877-1914 : un fût de 155 De Bange modifié avec culasse modifiée et montés sur affût Schneider avec frein de recul.

Vues de la tourelle

Planches d’époque de la tourelle Galopin modèle 1890

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