Les casemates en fonte dure Mougin modèle 1880

Les deux casemates de la batterie de l’Éperon ont pour but d’interdire le passage d’une armée ennemie sur les importantes voies de communication qu’elles dominent : les vallées de la Moselle et la vallée de l’Amezule, dont elles tirent réciproquement leurs noms.

Elles sont armées chacune d’un canon de 155 mm long De BANGE, monté sur affût spécial. Cet affût repose sur un châssis qui est relié au mur de tête par une bielle et une cheville-ouvrière qui empêchent tout recul ; pour permettre un débattement latéral, les roues arrière sont guidées par un rail, tandis que les roues avant reposent sur un fer plat. Le mouvement de l’ensemble se commande par une manivelle agissant, après démultiplication, par traction sur une chaîne fixée de part et d’autre de la casemate.

Le cuirassement se décompose en quatre organes :

• L’avant-cuirasse, avec le créneau ou sabord,

• La gaine de verrou,   

• L’obturateur, appelé “verrou” et pesant 7 tonnes,  

• La toiture composée de quatre plaques : les voussoirs de 15 à 25 cm d’épaisseur.

Les voussoirs reposent d’une part sur l’avant cuirasse, d’autre part sur la voûte en maçonnerie du local, par l’intermédiaire d’un coussinet en fer. Ils sont recouverts d’une couche de béton et d’une hauteur de 3 m de terre. Le béton est aussi utilisé comme support de l’avant-cuirasse et en protection de la gaine du verrou.

La pièce est capable de tirer un coup toutes les minutes.

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Planche d’époque de la casemate Mougin

Vue extérieure de la casemate

Vues du mécanisme permettant de manœuvrer l’obturateur de la casemate

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