Les trépieds

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Le trépied se compose généralement d’un plateau métallique (souvent non magnétique en laiton) sur lequel s’articulent 3 branches doubles en bois; ces branches coulissent l’une dans l’autre et possèdent des colliers métalliques munis d’une vis pour le serrage. Au centre du plateau se trouve une tige d’assemblage (souvent en acier) sur laquelle vient prendre place le goniomètre ou directement l’optique.

Les éléments métalliques sont souvent peints en gris artillerie ou alors en des teintes proches du bleu horizon.

Chaque branche porte à son extrémité une pointe métallique que l’on peut enfoncer dans le sol au moment de la mise en station. Une bretelle en cuir munie d’un anneau de cuir maintient les extrémités des branches du pied pendant le transport.

Le trépied, selon leur modèle peuvent avoir leur goniomètre fixé en permanence sur le pied ou alors remisé à part dans un étui.

Le trépied est transporté le plus souvent dans un étui, cet étui est en carton entoilé (pour les modèles d’anciennes fabrications) ou en fibre et cuir (pour les nouvelles), ils possèdent un couvercle de cuir et une courroie de transport.

Trépied à douille modèle 1912 (ancien modèle)

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Ce trépied, d’un modèle plus ancien, n’est pas polyvalent car il est destiné à être utilisé seulement avec un goniomètre à rotule de type S. T. A.

Ce trépied ne possède pas de tige pour la fixation du goniomètre, mais une douille dans laquelle vient se loger l’axe vertical de la rotule du goniomètre S.T.A.

Les branches en bois double de ce trépied sont divergentes, elles présentent une largeur plus importante et coulissent l’une dans l’autre en se bloquant grâce à des colliers métalliques munis d’une vis de serrage, ces branches se réunissent au niveau du plateau métallique munie de la douille pour la fixation du goniomètre S.T.A.

Le trépied à douille se transportait dans un étui en toile imperméable garni de cuir et muni d’une courroie de transport.

Certains de ces trépieds ont été modifiés par l’adjonction d’une pièce métallique avec tige au niveau de la douille pour un usage plus polyvalent.

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Pour le matériel présenté :

Ce trépied est très bien conservé et présente une belle fraicheur pour son âge !

Comme précisé précédemment, l’adjonction d’une pièce métallique a été réalisée pour le transformer en trépied à tige fixe pour un usage plus commun. La vis de serrage de la douille n’est pas d’origine et le dispositif de portage est incomplet.

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Trépied à rotule (nouveau modèle)

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Ce trépied d’une conception  plus compacte présente à son extrémité une tige à rotule qui doit porter en permanence le goniomètre (Cet ensemble, goniomètre et trépied, est quelquefois appelé « pied goniométrique » et ces deux parties de l’instrument se transportent ensemble dans un étui (en carton entoilé ou en fibre et cuir), avec couvercle et courroie de transport en cuir.

Les branches en bois double de ce trépied sont parallèles et présentent une largeur plus faible que le précédent, elles coulissent l’une dans l’autre et se bloquent grâce à des colliers métalliques munis d’une vis de serrage.

Ce trépied possède aussi une bretelle en cuir munie d’un anneau de cuir pour le maintien les extrémités des branches du pied pendant son transport.

Dans certains cas ce trépied peut être transporté seul, les pieds retourné sur la tige de la rotule et introduit dans un étui cylindrique en cuir.

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Pour le matériel présenté :

Ce trépied est complet il ne lui manque que la sangle de portage. On y trouve sur la virole de serrage de la rotule le marquage SP pour Siège et Place.

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Trépied simplifié à tige fixe

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Le trépied, dit simplifié, est différent du modèle précédent, car il porte une tige d’assemblage solidaire du plateau d’articulation des branches, il ne possède donc pas de rotule.

Le calage vertical de ce trépied est plus complexe et ne peut donc être obtenu que par le réglage en longueur des différentes branches en bois du pied.

Une courroie fixée au bâti du trépied sert à réunir les branches et permet son transport.

Ce trépied est souvent associé avec des optiques simplifiée (comme les LVB) de type État-Major.

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Pour le matériel présenté :

Pied très bien conservé, d’une belle fraicheur avec son marquage MG.

L’étui en cuir rond de transport (de marque Huet) semble être postérieur, il n’y rentre que les pieds retournés sur la tige fixe.

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Trépied métallique du goniomètre boussole

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Le trépied se compose de trois branches en tubes métalliques (laiton) coulissant l’une dans l’autre, et d’un tube central qui peut glisser verticalement dans son collier et se verrouiller à volonté par une clef de serrage (pour s’ajuster à la taille de son utilisateur). L’extrémité de ce tube possède une rotule (pour le réglage de la verticalité) qui peut être libérée ou immobilisée par la clef de serrage ; cette rotule est surmontée de la tige support de l’appareil goniométrique.

Il existe divers modèles d’étuis de trépied qui sont, soit en toile et cuir, soit en carton entoilé et cuir, soit en fibre et cuir (dernier modèle).

Grace à son faible encombrement et une solidité supérieure aux modèles avec pied en bois, ce trépied fût souvent détourné de son utilisation première pour être utilisé avec des LVM et LVB.

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Pour le matériel présenté :

Trépied bien conservé, sans aucun marquage (ni de fabriquant, ni de numéro), la peinture n’est peut-être pas d’origine mais semble en être très proche.

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Trépied du théodolite

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Le trépied du théodolite est spécial car il ne doit contenir aucune pièce magnétique pouvant agir sur l’aiguille du déclinatoire du théodolite.

Il possède trois doubles branches en bois, non repliables (généralement), dont le plateau supérieur en bois porte trois crapaudines en bronze destinées à recevoir les trois vis calantes de l’instrument. Dans certains cas le plateau sommital est de forme circulaire est réalisé dans un alliage non magnétique. Ces trépieds sont très souvent inspiré ou même d’origine civil.

Une « vis à pompe » située au centre du plateau, permet de fixer le théodolite sur le trépied lorsqu’on la fait pénétrer dans un écrou correspondant du triangle à vis calantes.

Ce mode de fixation est élastique parce que la partie intermédiaire de la vis porte un ressort à boudin constituant ce qu’on appelle la « pompe » dont la pression sur la partie inférieure du plateau est réglable au moyen d’un écrou moleté.

Chaque branche du trépied est articulée au plateau par une charnière munie d’un écrou de serrage.

Une petite courroie à boucle, fixée à son extrémité, permet de réunir les trois branches pour le transport.

L’extrémité des pieds est munie de pointes pouvant s’enfoncer dans le sol de manière à assurer une bonne stabilité de l’instrument lors de sa mise en station.

Ce trépied se transporte généralement sans étui.

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Pour le matériel présenté :

Beau trépied de géomètre, à pieds coulissants, pouvant servir pour de nombreux instrument de géodésie (théodolite, tachéomètre, niveaux, …), cette forme ayant perduré assez longtemps, ce modèle est certainement postérieur au conflit.

Au vu de son encombrement, fragilité et de son poids, il devait être plus utilisé pour les relevés de terrain et les constructions que sur les champs de bataille !

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Voir les pages du Théodolite de repérage pour l’artillerie lourde et du Théodolite de sondage de l’artillerie de cote